14/11/2005

Au boulot...

En automne mon inspiration est propice et se révèle au courant de la journée. Lorsque j’arrive chez moi le soir, il est pourtant difficile de me mettre sur l’ordinateur pour afficher mes pensées, sollicité par les membres de la famille, je n‘arrive pas à formuler toujours mes impressions au moments voulus.

Voici l'anecdote agréable d'aujourd'hui. Au boulot avec mon jeune collègue d'une vingtaine d'années, je sillonne d’un service à l’autre pour répondre a des interventions logistiques utiles au bon fonctionnement de l'hôpital. Entre deux réparations nous rentrons dans un immense halle ou se trouvaient de nombreuses élèves infirmières nous accueillant avec un sourire et un bonjour chaleureux. Lorsque nous rejoignons ensemble la voiture, nous avions l’impression d’avoir traverser un gala philanthropique représenté par des jeunes filles plus vivaces que celles que nous trouvons à la Stars Académy. Voici la raison pour laquelle je n'ai pas besoin de cette émission pour me divertir. Mon jeune compagnon qui aime une charmante petite charcutière ne semblait pas attacher trop d'attention. Comme nous avons l'habitude de partager  plus en profondeur les bons moments, une fois seul avec lui, je lui dis encore sous le charme :    -  Parmi ces jeunes filles, il y a de beaux spécimens.

Amoureux de sa petite amie, il me répond  une chose que je ne comprenait pas très bien :  - oui, elles sont en voix de disparition, dit-il vaguement. Dans son esprit les autres filles était bien moins belles puisqu'il à trouver celle qui lui parraît la plus belle.

J'ai plus que le double de son âge, je lui réponds alors :  - si quelqu’un dans ton entourage est en voix de disparition, c’est moi ... !

Dans ma lancer, voici une deuxième histoire bien différente celle-ci. Je retrouve plus souvent des réalités moins réjouissantes, comme cette dame de 85 ans que je viens visiter de temps à autre car son mari travaillait lui aussi dans notre établissement en chirurgie. Il faisait des plâtres et installait des attelles aux personnes accidentés. Depuis quinze ans maintenant cette femme est alitée, ses os bien trop fragiles n'assument pas d’autre position que d'être allongés. Avec toute sa tête et une mémoire d’éléphant, elle ne sort plus de ses quatre murs. la patiente garde aussi les métastases d’un cancers qui va du nez et monte vers le front. Elle ne supporte plus la lumière du jour et s’enferme quelquefois des heures entières dans l’obscurité, ne sachant plus très bien distinguer le jour de la nuit. Prise en charge dans un service de gériatrie son mari n’est plus de ce monde, il ne lui reste qu’une fille unique avec laquelle depuis bien longtemps la communication ne passe plus.


20:05 Écrit par Aimable | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/11/2005

Rencontres

 
Cette fin de semaine s’annonce par un repas de fête dans un restaurant qui date du 17ème siècle avec le confort d’une grande salle climatisée. Invité à une noce d’or, 50 ans d’union d‘une tante et d‘un oncle. Réjouissance et solennité réunissent jeunes et vieux couples pour une cérémonie irréprochable. Il y a des visages que je n’ai pas vu depuis des décennies, d’autres que je ne soupçonnais même pas leur existence. Les plus âgées partagent leurs souvenirs, les plus jeunes aiguisaient leur curiosité découvrant des parents qu’ils ont rarement l’occasion de rencontrer que dans des situations comme celle-ci. Une occasion qui ne se présente qu’exceptionnellement dans notre vie.
 
C’était le onze novembre, une cérémonie familiale combinée avec une commémoration nationale. Pourtant aujourd’hui dimanche commence une nouvelle semaine, avec elle les habitudes reprennent le dessus. La fête nous la mettons au fond de notre cœur quelque part dans un des nombreux tiroirs que contient notre mémoire. Je garde une pensée à tous ceux qui pour des raisons de santé n’ont pas participé à la fête. Même dans les lieux les plus secrets elles étaient présentes en adressant leurs voeux de bienveillance. Nos adolescents qui n’étaient pas de la fête, gardent leurs habitudes que nous avons presque oubliées, nous rappelant manifestement que la vie continue.

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